Diptyques photographiques conçus par Manon Avram et Pierre Audouard et réalisés avec de jeunes migrants du Cieres Marseille.
Lieu à préciser.

Dyptique pierre et Nouriati leger.jpg

En 2016, Manon Avram a rassemblé douze jeunes femmes venues de différents pays du monde et collaboré avec trois danseurs marseillais pour questionner la notion de déplacement : Que faire de ses origines, de sa culture, de sa langue dans un pays d’accueil qui tente de la réduire sous prétexte d’une intégration plus évidente?

Fruit de ce travail, ces diptyques photographique se posent comme le reflet d’un regard singulier, celui d’un danseur aveugle qui nous donne à regarder ce qu’il ne voit pas et d’une chorégraphe photographe. Des tableaux composés selon un point de vue sensible, de corps et de lieux dégagés de tout contexte.

Avec sur les images : El Hadi, Pierre, Bertrand, Jilan, Fjolla, Marwa, Ellen, Nouriati, Fatou, Lara, Shaïma, Riab, Mahira, Danielle et Noura

Chacun sa place est une exposition permanente du Festival

DIPTYQUE EL HADI LEGER.jpg

Manon Avram (chorégraphe et photographe)

Après une formation en photographie, elle travaille en tant que photographe de plateau (théâtre et danse) et crée durant quatre années des expositions sur la trace de l’homme dans l’espace urbain et l’espace naturel. Suite à une première collaboration avec un vidéaste, elle perçoit la nécessité de confronter la photographie à différents modes d’expressions artistiques, pour lui conférer un autre statut que celui du tableau figé. C’est ainsi qu’elle fonde en 2001 le Collectif KO.com regroupant des artistes du spectacle vivant et des artistes plasticiens, dans un désir de collaboration et d’interaction entre les différentes pratiques. A partir de 2003, elle mène des projets entre installations vivantes et pièces pour la scène. Elle questionne par la transversalité la place du corps dans la société et développe progressivement sa pratique vers une écriture étroite entre le mouvement et l’image photographique.

Pierre Audouard, (photographe)

Sa vie a fortement était marquée par l’évolution de la rétinophathie pigmentaire, une maladie avec laquelle il est né, dont le processus dégénératif conduit à la cécité.
En 1998 il prend la canne blanche et vit la perte de la vue comme une lente agonie. Cette illusion douloureuse a laissé place à l’évidence de la vie. Aujourd’hui il s’interroge sur la perception globale. Le chant, la musique, la danse, la photographie, la calligraphie, l’écriture, sont les occasions savoureuses du mouvement, de la rencontre et du partage.
En 2015, il rencontre Manon Avram et travaille avec elle depuis sur différents projets notamment à travers la photographie. Les perceptions de son corps, les vibrations, le mouvement de l’air, les odeurs, les sons, lui permettent d’inventer le point de vue à partir duquel il déclenche.
L’objectif est un oeil imaginaire au creux de sa main.

 

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